À PROPOS DU FILM
"Le court métrage originel, intitulé SEAN, avait été discuté et digéré en tant que document prophétique, précise le réalisateur, à la fois pour Sean lui-même et pour la culture dans laquelle il grandissait. Inquiétant si on se sentait offensé par le mode de vie de Haight Ashbury. Et rassurant si on croyait que la stagnation culturelle des années 50 était en passe d’être balayée. »
Ralph Arlyck retourne à New York après avoir terminé le film. Mais, on lui demande souvent s’il sait ce qu’est devenu "le gosse du Haight". Dans le chemin que pourrait suivre un tel enfant il semble y avoir de la promesse et du danger.

« Je suppose que j’avais une place privilégiée pour assister à la naissance d’une nouvelle culture américaine, se souvient Arlyck de ses jours passés dans le quartier de Haight Ashbury. Mes voisins, des étudiants en médecine radicaux au premier étage et la famille de Sean au-dessus, au deuxième, dans une piaule délirante avec un flux continu de monde qui arrivait et partait. Et au beau milieu de tout ça, il y avait ce garçon de 4 ans, Sean. J’étais aux premières loges de ce qui allait devenir "l’avant garde révolutionnaire". »

Quand Ralph Arlyck décide de retourner à San Francisco, pour retrouver ce qu’il croit être le centre de sa quête : Sean, la personne gravée sur la pellicule du film Super-8, il n’a aucune idée à quel point la vie de ce petit garçon, devenu adulte, reflétera la sienne. Fort de son premier film de 15 minutes, SEAN, Ralph Arlyck entreprend une démarche documentariste (le film se construit en direct) et une démarche beaucoup plus fictionnalisante, notamment par le suspense lié à l’enquête. La caméra de Ralph Arlyck devient alors un élément permanent de la vie de Sean, le suivant de 1994 à 2003. 

Les Films du Paradoxe © 2007